Il pleut aussi dans le désert de Gobi
Il
pleut sur le désert de Gobi. C’est rare, mais ça arrive On travaille sous la
pluie toute la matinée. Le chemin est assez difficile car on longe la colline
et on doit faire des détours pour passer les rivières qui sont parfois
entaillés en petits canyons. Ca donne quelques moments d’énervement de certains
qui ont un avis avisé sur le chemin qu’il vaut mieux prendre : redescendre
vers la vallée principale ou aller au pus près de la montagne… On fera les deux
sans que l’une ou l’autre des solutions s’impose… Le fait est que le soir, Sukh
Ochir, notre chauffeur, craque et demande une discussion avec nous et une
interprète. Il faut dire qu’en bon géologue, on ne communique pas trop sur le
programme des journées à venir, ne sachant pas trop ce qui nous attend sur le
terrain le jour même. Alors on prend le temps d’expliquer où l’on va et combine
de temps on va rester dans chaque lieu. Sukh se rassure peu à peu et reprend
confiance. Après une demi heure, on se serre la main et on se quitte avec un
grand sourire. J'ai le plaisir de travailler durant cette mission avce Denis, un collègue qui avait passé sa thèse à Rennes un an avant moi, en 1979... Pour la première fois, nous avons le plaisir de travailler ensemble.
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