Retour au Kazakhstan
Je suis réveillé le matin par un troupeau de vaches intriguées par les piquets de la tente (2 bâtons de marche, un manche de couteau en plastique, un marteau de géologue, une barre pour fermer les malles et une brosse à dent). Après le déjeuner, on marche vers le lac mais le terrain est tourbeux et on ne peut atteindre la rive. On observe alors un jeune berger qui rassemble alors son troupeau. Et l’horizon… Vers de nouveaux horizons, toujours…
On prend ensuite la route vers l’ouest, une route coloriée en jaune mais en bon état d’après les guides… Peut être… En tout cas mérite incontestablement les quelques heures passées à parcourir les 200 km. Des ruines de la route de la soie, et puis, après le lunch de midi, la route s’engage dans un défilé qui recoupe la même chaîne de montagne que celui traversé le premier jour avant d’arriver au lac. Encore plus impressionnant car très peu fréquenté, moins bien aménagé (il s’agit d’une piste non goudronnée. Et avec des ensembles rocheux de couleurs tellement changeantes… A voir absolument.
Au bout de presque 2 heures, la route sort du défilé pour rattraper ensuite la principale route nord sud… Et je reprends le volant sur cette belle route en direction de la frontière.
La frontière… On ne sait pas vraiment si elle est ouverte mais on se dit qu’entre Taraz au Kazakhstan et Talas au Kirghizstan il doit bien y avoir du trafic… En suivant la carte on se retrouve sur une route où pas un chat ne circule. Avec dans les derniers kilomètres de l’herbe au milieu de la route… Mauvais signe. Et pour finir, un poste frontière comme sur la carte sauf qu’il est visiblement bien clôturé avec grillage et plot de béton. Une photo prise dans le rétroviseur de la voiture a été tirée par Sylvestre, vous pouvez maintenant relire « L’espion qui venait du froid »…
Il y a tout de même un garde frontière que l’on réveille de sa longue sieste… Avec mes quelques mots de russe, je comprends que ce poste est bien fermé mais qu’il en existe un autre à proximité. Le garde nous fait un dessin et on saisit à peu près la direction à suivre… Pour finir, il me demande un cadeau… Alllez 100 soms et il est content… SI vous partez ainsi, n’oubliez pas d’acheter une cartouche de Marlboro pour distribuer des paquets dans de telles occasions ou des modèles réduits de tour Eiffel (les originaux sont un peu encombrants…)
Au premier village traversé, on vérifie tout de même que nous sommes sur la bonne route. Et la personne nous propose de nous y emmener avec sa voiture. Pour 200 soms (environ 3 euros…). Et heureusement car la route serpente à travers les champs et plusieurs villages. La voiture pilote et notre voiture finiront ainsi par emmener une dizaine de kirghizes qui pour retourner à la capitale Bichkek passe par le Kazakhstan pour gagner du temps. On atteint enfin la bonne frontière. Retour d’expérience : si vous cherchez à passer de Talas à Taraz ne suivez pas les cartes ni les panneaux indicateurs. Demandez à quelqu’un lorsque vous verrez le lac situé à l’ouest de Talas… ET gardez quelques centaines de soms, ça peut servir. Ainsi, un douanier kirghize me fait comprendre qu’un petit cadeau accélérera le process (100 soms). Du coté kazakhe, Sylvestre y laissera sa cannette de Red Bull achetée en Chine… Comptez une heure pour passer.. Et prévoyez ensuite un arrêt shashlik à Taraz…
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