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04/04/2010 - Pays : - Imprimer ce message

Je reprends au hasard un fichier qui se nomme « Récit » pour le compléter avant de mettre des notes et des photos sur le blog. Le hasard fait que je me retrouve sur un fichier exactement un an plus tard, quand je venais de faire ma première mission à Shymkent. Et lors de ma découverte du Kazakhstan. Beaucoup d’événements depuis. Mais lisez ces quelques phrases écrites après la traversée de Shymkent, assez symboliques un an après :

Les grands boulevards de la « révolution », les anciennes maisons du peuple reconverties en hôtels, les nouveaux quartiers, nouvelles mosquées et, enfin, les friches industrielles. Impressionnante, une ancienne usine d’extraction du phosphore à côté d’un champ de ruine d’une usine de pneus, des bâtiments et des bureaux dont il ne reste que le squelette, une inévitable centrale thermique qui crache son CO2. Et le plus fort une autoroute qui ne mène nulle part. Environ 10km d’autoroute qui s’arrêtent dans un champ. Un tronçon construit par les chinois dans le cadre des travaux d’aménagement censés être la contrepartie chinoise aux matières premières qu’ils extraient. En l’occurrence, ce tronçon d’autoroute offre simplement un point de vue sur l’usine pétrochimique qui extrait l’essence qu’ils importent. Beau point de vue, belle affaire…Un monde fou…

Peu de notes blog depuis… Et les bonnes résolutions n’y font pas grand-chose. Au-delà d’un quotidien qui n’a d’intérêt que pour nous, il faut rechercher la poésie de nos actions qui elle peut dépasser notre propre intérêt. Continuons cette recherche…

Ce matin, pas d’illustrations pour relater notre sortie à 4 heures du matin pour aller chercher Yara à l’aéroport. Et pourtant ces rencontres restent des moments qui peuvent avoir une touche de poésie, elles peuvent avoir un parfum particulier. La circulation dans la nuit d’Almaty, quelques groupes encore présents devant des boites de nuit, des personnes qui ont besoin de soutien pour marcher… L’hyperactivité des chauffeurs de taxi pirates qui sont agglutinés devant la sortie des voyageurs, prêts à vous proposer une course pour 10 fois sa valeur… Les retrouvailles dont on est témoin, on se demande à qui va ressembler celui que le monsieur et la dame attendent… Et finalement celle que l’on attend arrive, fatiguée mais heureuse… On rentre à la maison et on se couche tous les trois ensemble pour rattraper le sommeil en retard… Un bon moment de poésie.

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