Fête nationale
Nous étions invités à l’hôtel à Almaty pour fêter le 14 juillet mais avons préféré le fêter à 3000m d’altitude au lac d'Ala Kul… La ville de Karakol est considérée comme le point de départ des grands treks. Trouver l’office du tourisme n’est pas simple (se diriger vers CBT, le système tourisme communautaire instaurée par l’administration). Puis quelques courses à faire, préparation des sacs à dos et nous voila partis dans la vallée de Karakol, laissé près d’un pont à l’entrée du parc par un taxi. Une longue marche d’approche en remontant la large vallée. Interrompue par un orage pendant lequel on se réfugie dans un abri sous roche. Bon échauffement qui nous amène au pied de la première bavante à 2500m d’altitude. Avec des paysages superbes.
La bavante commence bien et on pense pouvoir atteindre le lac d’Ala Kul. Mais après quelques centaines de mètres je commence à fatiguer et ai du mal à porter mon sac à dos chargé de la tente. Après presque deux heures de montée, alors que l’orage approche on décide finalement de s’installer dans une vallée en contrebas du lac. Il est 18 heures lorsque l’on trouve un coin de pelouse sympa près d’une rivière avec une tente plantée par un couple de randonneurs slovaques. Et un quart d’heure après arrive l’orage… Sylvestre a eu le temps de monter la tente, de réaliser que j’avais perdu les petits piquets pour fixer la tente, d’en emprunter deux aux slovaques et de mettre nos sacs à l’abri. Je suis mort ou presque, ne peut que m’allonger et me reposer en sortant progressivement la polaire, le matelas, le duvet. La fatigue se fait sentir, liée éventuellement au manque d’oxygène (on est proche de 3000m d’altitude) et on se passera de manger… On dormira pour se réveiller régulièrement en entendant la pluie tomber quasiment toute la nuit, avec quelques rares intermèdes secs. J’avoue avoir perdu un peu courage pendant certains de ces réveils et m’être dit : demain matin, je redescends…
Mais voila, comme aux grandes heures de mes missions marathon en Guyane ou au Gabon, le lendemain matin par un étrange remède, l’énergie et l’envie d’en découdre avec l’altitude est revenu…
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