Oleg Povarov, le directeur d’une compagnie de géothermie, a organisé en
l’honneur de ma venue une réunion du groupe de travail de l’académie des
sciences qui travaille sur les problèmes de haute température et de centrales
géothermiques. Son fils, Konstantin que j’ai rencontré deux mois avant à San
Diego aux Etats-Unis, vient me chercher au musée Vernadsky. Je suis accueilli
chaleureusement et après une série de présentation, on passe au salon pour un
repas. Je retrouve alors l’âme slave, avec laquelle j’ai pris des distances
depuis plus de 10 ans. Le repas est placé sous le signe de notre rencontre, des
histoires toutes différentes qui se croisent à la faveur d’un projet européen
et qui donnent naissance à de nouvelles idées et peut être à une histoire
commune. En tout cas, qui s’accompagne d’un sentiment de complicité qui va
au-delà du seul rapport professionnel. On porte des toasts et on célèbre
particulièrement Evald Schpilrain, un académicien, âgé de 80 ans, doyen du
projet européen et animé d’un regard pétillant et d’une joie de vivre
communicative. C’est le maître à penser de toutes les personnes ici présentes,
celui qui fut leur professeur, maître de thèse et collaborateur. Et notamment
d’Oleg, un homme aussi animé d’une joie de vivre et d‘entreprendre très
communicative. Personne n’imagine ce soir là que 3 semaines plus tard Oleg
décédera, victime d’une crise cardiaque. Un choc pour tous les partenaires. Je
vous dispense du « on est bien peu de choses » mais je n’en
pense pas moins. J’aime son sourire sur cette photo.
Au retour à l’hôtel, je
retrouve les collègues et met en pratique ma redécouverte de l’âme slave…