Le 16-11-2006 • Pays : Russie
Au retour à l’hôtel, je retrouve les collègues et met en pratique ma redécouverte de l’âme slave…
notes de voyage
Au retour à l’hôtel, je retrouve les collègues et met en pratique ma redécouverte de l’âme slave…
On vient nous prendre à 9h00 du matin et nous atteignons le
musée, face au Kremlin et à la place rouge à presque 11h00. La circulation à
Moscou est devenue infernale. Des files de voiture sur des kilomètres, des
carrefours bloqués où plus rien ne bouge pendant une demi-heure, un cauchemar
que l’on espèrerait ne jamais avoir à subir. On a même vu les voitures passer
sur les trottoirs pour doubler les files… Arrivés au musée, le congrès dédié à
l’utilisation des systèmes d’information dans les sciences de la terre
commence. Séance d’ouverture, je retrouve Patrick Lefort, géologue de Grenoble
qui a opté pour la carrière diplomatique depuis presque 10 ans et que je
n’avais pu rencontrer lorsque j’étais en Namibie (il était alors en poste tout
près... à Pretoria). Le midi nous allons casser la croûte dans le centre
commercial souterrain qui est sous nos pieds. Je me rappelle Montréal et la
préoccupation de pouvoir vivre sous terre pour échapper à la couche de neige
hivernale. Un microcosme protégé par des gardiens et des portes détecteurs de
métal qui paraissent peu adaptés en cas d’attaque sérieuse. Bizarre…
Un sentiment mêlé alors
qu’une journaliste a été abattue en rentrant chez elle le soir il y a quelques
jours, alors que des exclusions professionnelles viennent d’être décrétées
contre les gens du Caucase, que les scandales financiers éclatent régulièrement
et que les distributeurs de billets vous laissent le choix entre les roubles et
les dollars. Etonnant non ?
Départ pour Moscou. Le vol se passe sans problème. Les vols
vers l’est signifient arrivée tardive. Une longue course en voiture avant
d’arriver à l’hôtel. Bien rénové, mais situé très loin en banlieue Sud.
Accueillis par une collègue du musée Vernadsky, on se retrouve pour manger
quelques sandwiches, bien sur arrosés de vodka. Il me reste à préparer ma
présentation du lendemain… L’attraction de la télévision est limitée, quelques
chaînes, mauvaise réception et beaucoup de pub. Il reste CNN, en russe…
Aujourd’hui
c’est l’anniversaire de Clésio qui était très content. Il y avait une quinzaine
de personnes, une table avec des gros poissons et un grand gâteau avec beaucoup
de crème. Moi j’ai bien joué avec Liliane, ma petite cousine, fille de Carol
qui est la sœur de Clarissa, fille de Clésio qui est le fils du frère de la
mère de Yara. Vous avez suivi. Je peux aussi vous le résumer en portugais si ça
peut vous aider.
Nous sommes
allés voir les tortues avec Deo à Arembepe, un villa de pécheur célèbre dans
les années 60 avec des visiteurs comme Janis Joplin ou Mick Jagger. Et nous
nous sommes baignés dans une nouvelle piscine naturelle et avons vu plein de
poissons au pied de la barrière de corail. Deo et Yara étaient pendant ce temps
là au bar à nous attendre, Deo étaient heureuse d’être sortie.
On est allé
louer une voiture et ensuite on a passé le début de l’après midi sur
Maroel,
Lourdes et Lisete sont venus manger le midi à la maison de Déo. Le repas était
délicieux, préparé par Maman et Tais. Papa a fait la caïpirinha et les bananes
flambées. Thaïs junior a mis la table et animé la discussion avec les anciens.
Le soir, j’ai regardé les « novelas » à la télévision avec Déo. Ma
« novela » préférée s’appelle « les rebellles » et ça parle
des jeunes qui n’aiment pas faire ce que leurs parents disent. Et je me sens
aussi parfois rebelle, par exemple quand je ne veux pas me brosser les dents. Papa
et maman étaient dans une baraque à écouter de la musique.
Maman est venue nous rejoindre à la plage pendant qu’on se baignait. Elle nous a pris en photo dans notre piscine naturelle. Pendant ce temps, on regardait les beaux poissons autour de leurs rochers
Nous avons pris le bus pour aller à la plage comme des vrais bahianais. Une conduite sportive… Accrochez vous à votre siège… A la plage, il y avait plein de monde… On a eu du mal à poser notre serviette sur le sable… C’est une blague, regardez sur la photo : pour les brésiliens, il y avait trop de vent, trop de vague et pas assez de soleil, seuls les touristes un peu fous étaient là… Ce n’est pas grave, on a fait un château magnifique, on s’est baigné deux fois et après on a été boire un jus d’orange.
On est ensuite rentré en taxi car Thaïs était fatiguée. Ma fille a 6 ans et quelques mois. Notre voisine de bus nous a souri en nous entendant parler français et rire. Thaïs dort maintenant sur mes genoux dans ce bus qui nous ramène de la plage de Barra. La lumière du soir est magnifique sur les collines pavées de favelas. Thaïs a déjà acquis une maturité de petite fille, fini maintenant le temps ou je finissais ses glaces au chocolat ou ses jus d’orange. Elle a l’appétit d’une grande… mais a encore la recherche du contact et de la chaleur du père. Je suis touché par ces minutes qui passent, uniques dans leur enchaînement, leur contexte et notre Histoire. Nous avons failli rater l’arrêt du bus…
Deo était très contente de me voir et moi j’étais très heureuse de
Le
voyage s'est bien passé et nous sommes bien arrivés à Salvador avec juste une demi-heure
de retard. Le Brésil aujourd'hui: tous les feux au vert ce matin (contrôle des
passeports, bagages, enregistrement sur
De retour à Libreville, j’ai le plaisir de retrouver en
début d’après midi Julien avec qui j’avais travaillé en 1986 au Gabon. Il était
alors géologue débutant et s’était motivé à mon contact à l’étude des
structures. Il était venu en France et je lui avais conseillé de faire un DEA à
Rennes avec mon ancien professeur d’université. Ce qu’il fit. On se rappelle
alors qu’une responsable du BRGM de l’époque, qui n’avait une estime vraiment
très limitée à mon égard, lui avait dit qu’il était sur la mauvaise pente en
suivant ce type de formation. En effet, il est aujourd’hui adjoint au Directeur
de l’Eau… Comme quoi, il faut se méfier des jugements d’école… Il me rappelle
ensuite que j’étais un superviseur difficile mais me remercie avec le recul de
ma sévérité… Retrouver les anciens élèves est incontestablement une des grandes
satisfactions que nous apporte le métier d’enseignant, l’émotion d’avoir croisé
et agit, souvent de façon symbolique, sur la destinée d’une autre personne.
Aujourd’hui le terrain est avec Serge et Raymond pour la
géologie et la bande à Aymar pour le machettage et le portage. Et Obonou au
fusil de chasse. La veille il a tué une gazelle et veut récidiver. A la fin de
notre journée de terrain, il se laisse distancer en forêt et quelques minutes
plus tard on entend un chant profond : il appelle les animaux. Mais aucun
animal ne viendra. Michel me racontera alors qu’une fois les gars avaient ainsi
appelé les animaux et s’étaient retrouvés encerclés par les éléphants. Ils n’avaient
pas pu rejoindre leur campement ! Mais en tout cas, qu’on se le dise, on
peut appeler les animaux en forêts et ils peuvent venir.
On déménage, démontage des tentes et repliage des
équipements. Ce coin où nous étions installés était d'une atmosphère étrange,
comme si le temps s'était arrêté. Le pont avec des arches de métal sur la
rivière, deux maisons sur le coté droit de la route avec une assez grande place
pour installer nos tentes. De l'autre coté, trois maisons et au milieu de ces
maisons, une grande tombe. De
Je pars avec Serge, Claude, Aymar et Hans Thierry pour
retrouver une ancienne piste qui doit nous mener au Nord. Obonou est avec nous.
Expérimenté de la forêt et de la chasse, il repère très vite une zone où toutes
les plantes et arbustes sont couchés et cassés : un lieu de combat
d’éléphants, un jeune a cherché à s’imposer dans un groupe. On perd vite cette
ancienne piste, complètement refermée, et on retrouve
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